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	<title>Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</title>
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		<title>Eric Morrow is back</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 19:12:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Masha Kosobokova</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Eric Morrow is a digital marketer with IBM. He received his BA from UC: Berkeley and his JD from Georgetown Law. He has helped both large multi-national companies and individual artists and professionals tap into the power of digital media to gain more customers. This time Eric will make a two-part class on Monday and Tuesday evening...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/eric-morrow-is-back/">Eric Morrow is back</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Eric Morrow is a digital marketer with IBM. He received his BA from UC: Berkeley and his JD from Georgetown Law. He has helped both large multi-national companies and individual artists and professionals tap into the power of digital media to gain more customers.</strong></p>
<p>This time Eric will make a two-part class on Monday and Tuesday evening (3, 4 June) from 6:00 pm till 9:00 pm. After this workshop you&#8217;ll understand how to use Google Analytics to control the traffic on your website and how to use Lean Startup to tie everything together and to complete your digital marketing strategy.</p>
<p><strong>You could come only for the first class – 50€ or buy 2 days ticket :  80€ . <a href="http://yurplan.com/event/Analytics-Optimization-and-Lean-Startup-class/1675">Buy now</a></strong></p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/eric-morrow-is-back/">Eric Morrow is back</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire 3/ les ateliers d&#8217;artistes</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 11:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Après les monastères et les kibboutzim, nous poursuivons notre exploration des lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire, une serie d&#8217;articles pour tenter de comprendre comment certains espaces de travail et de vie en communauté on pu apparaitre, s&#8217;organiser et grandir au point d&#8217;infléchir le cours de l&#8217;histoire. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est au tour des ateliers d&#8217;artistes de se...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-3-les-ateliers-dartistes/">les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire 3/ les ateliers d&#8217;artistes</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-1le-monastere">les monastères</a> et <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-2le-kibboutz">les kibboutzim</a>, nous poursuivons notre exploration des lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire, une serie d&#8217;articles pour tenter de comprendre comment certains espaces de travail et de vie en communauté on pu apparaitre, s&#8217;organiser et grandir au point d&#8217;infléchir le cours de l&#8217;histoire. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est au tour des ateliers d&#8217;artistes de se faire inspecter. Une balade historique qui nous entrainera de louis XIV au Paris bohème des artistes du XIXème siècle.</p>
<h1>Pourquoi et comment sont-ils nés ?</h1>
<p>Les premiers ateliers d&#8217;artistes remontent au moyen-âge. L&#8217;art alors est considéré comme sacré, rattaché à Dieu, source de toute création mais dont ses représentants sur terre se permettent parfois d&#8217;exercer une censure sévère. L&#8217;art et l&#8217;artisanat sont largement confondus. L&#8217;atelier est le lieu de travail de prédilection pour ces créateurs. Mais l&#8217;atelier d&#8217;artiste, tel qu&#8217;on l&#8217;entend aujourd&#8217;hui et tel qu&#8217;il se déploya à partir du XIXème siècle, est le fruit d&#8217;un long et passionnant processus mêlant l&#8217;art, l&#8217;économie et la politique.</p>
<p>Durant la Renaissance, l&#8217;art perd sa dimension uniquement religieuse et devient également un moyen pour les puissants d&#8217;illustrer leur grandeur, d&#8217;assoir leur autorité et d&#8217;attirer à eux non seulement la cour mais également les savoirs-faire et les compétences. On pense aux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Medicis" target="_blank">Médicis</a> en Italie ou à François Ier en France. L&#8217;art comme reflet du prestige des puissants atteint probablement son apogée sous le règne de Louis XIV auprès de qui gravitent les meilleurs artistes de son temps; <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Le_Brun" target="_blank">Le Brun</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jean_Racine" target="_blank">Racine</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Le_N%C3%B4tre" target="_blank">Lenôtre</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lully" target="_blank">Lully</a>,  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moli%C3%A8re" target="_blank">Molière</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_fontaine" target="_blank">La Fontaine</a>…</p>
<blockquote><p>Mais à cette époque, l&#8217;art est produit sur commande. Les artistes choisis par les puissants sont entretenus, honorés, anoblis, bichonnés, ils prennent parfois des libertés mais ne sont pas vraiment libres.</p></blockquote>
<h2>Académies vs Ateliers</h2>
<p>En 1648, Louis XIV crée l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_Royale_de_peinture_et_de_sculpture" target="_blank">Académie Royale de peinture et de sculpture</a> dont il confie la gestion à Le Brun. Elle est l&#8217;ancêtre de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_des_beaux-arts_(France)" target="_blank">Académie des Beaux-Arts</a>. Elle a pour but de former et d&#8217;offrir une reconnaissance, une visibilité aux artistes talentueux.</p>
<p>L&#8217;enseignement est prodigué par des maîtres à des élèves triés sur le volet. Les élèves sont ainsi formés à l&#8217;étude du nu, aux techniques et à l&#8217;esthétique antique etc… Lorsqu&#8217;ils ont atteint une certaine maturité, ils peuvent alors choisir leur maitre ou fonder une école. L&#8217;académie est un lieu de rencontre et de reconnaissance entre artistes. Chaque année, les artistes de l&#8217;académie exposent leur oeuvres au public au cours de salons, moyen privilégié d&#8217;accéder à la notoriété et au succès.</p>
<blockquote><p>Le style académique ne pousse pas tant les artistes à trouver leur propre style qu&#8217;à se rapprocher d&#8217;un idéal qui repose sur quelques principes; simplicité, grandeur, harmonie et pureté.</p></blockquote>
<p>Les thèmes de prédilection privilégiés sont l&#8217;antiquité greco-romaine et l&#8217;orientalisme. Selon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Alphonse_Du_Fresnoy" target="_blank">du Fresnoy</a>, auteur du premier traité sur la peinture en 1668, « La principale et la plus importante partie de la peinture, est de savoir connaître ce que la Nature a fait de plus beau et de plus convenable à cet art ; et que le choix s&#8217;en fasse selon le goût et la manière des Anciens »</p>
<p>L&#8217;académie émane du sommet du pouvoir, ce qui en dit assez long sur le caractère solennel, officiel mais également parfois pompeux et figé des enseignements académiques et des productions artistiques de l&#8217;époque. Ce modèle restera dominant en France, et dans une grande partie de l&#8217;Europe jusqu&#8217;à la fin du XVIIIème siècle. En peinture, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-L%C3%A9on_G%C3%A9r%C3%B4me" target="_blank">Gérôme</a> symbolise l&#8217;aboutissement et la fin de cette période. Seuls quelques artistes néerlandais comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rembrandt" target="_blank">Rembrandt</a> s&#8217;en distinguent vraiment ainsi que d&#8217;autres précurseurs comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_blake" target="_blank">William Blake</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_de_Goya" target="_blank">Goya</a> ou <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/Delacroix" target="_blank">Delacroix</a>.</p>
<blockquote><p>En marge de cet univers académique, une population croissante d&#8217;artistes peine à exister. Ceux-ci ne peuvent entrer à l&#8217;académie car leur style ne rentre pas dans les principes officiels ou leurs sujets d&#8217;étude sont jugés trop communs ou trop provocants.</p></blockquote>
<p>Ils ne peuvent exposer dans les salons, tenus par les académies. Leurs moyens matériels sont bien souvent limités et doivent partager leur atelier avec d&#8217;autres artistes. C&#8217;est dans ses ateliers que l&#8217;on commence à forger une nouvelle esthétique au service d&#8217;une autre vision du monde.</p>
<p>La Révolution Française entraine la disparition des rouages de l’administration royale des arts et de ses académies (remplacée en 1816 par L&#8217;académie des beaux-arts). Les aspirations de l&#8217;époque changent. Révolutions, réformes politiques et industrialisation placent l&#8217;Europe dans une situation inédite. Le romantisme fait son nid dans cette époque mouvementée.</p>
<blockquote><p>Le romantisme n’est précisément ni dans le choix des sujets ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir. Ils l’ont cherché en dehors, et c’est en dedans qu’il était seulement possible de le trouver.</p></blockquote>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Baudelaire" target="_blank">Baudelaire </a>résume en deux lignes le changement qui s&#8217;opère au niveau de la conception de l&#8217;art. Désormais, l&#8217;artiste est celui qui parvient à extérioriser de la manière la plus fine possible son &#8220;en dedans&#8221;. Dans ce clash entre les académies et les ateliers se confrontent en réalité deux visions du monde et deux façons d&#8217;envisager la création.</p>
<blockquote><p>Pour l&#8217;académisme, le point de départ, la source de la création est extérieur et intellectualisé. La Nature fournit le matériaux, le maître enseigne la technique et les procédés pour produire et reproduire d&#8217;après Elle.</p></blockquote>
<p>Ainsi, il est normal de suivre un enseignement hiérarchisé où l&#8217;extérieur (le professeur, les préceptes) s&#8217;impose à l&#8217;élève.</p>
<blockquote><p>Pour le romantisme et les courants qui vont suivre, le point de départ de la création est intérieur et sensible, la nature ou la société ne sont que des supports pour l&#8217;expression de sa sensibilité, ou de ses impressions.</p></blockquote>
<p>L&#8217;artiste devient introspectif. Son travail porte sur la perception. Son environnement de travail n&#8217;est pas dans les académies pompeuses et aseptisées mais partout autour de lui, dans ce qui peut nourrir son &#8220;en dedans&#8221; et lui donner de la substance. L&#8217;artiste est en prise avec le monde, et la condition de sa fécondité créative est un environnement capable de toucher son être. Ainsi l&#8217;atelier ou la cité d&#8217;artiste devient l&#8217;environnement idéal. Non hiérarchisé, ouvert, issu de la base, situé au croisement d&#8217;influences multiples, il est un terreau adapté à cette nouvelle méthode créative. S&#8217;ils ont commencé comme des outils de mutualisation des moyens pour des artistes dans le besoin, ces lieux prennent désormais un sens symbolique et revendicateur, lieu quasi mystique ou se produit la jonction entre l&#8217;artiste et son oeuvre. Les ateliers ont tous une sensibilité différente et c&#8217;est bien le fait de partager une sensibilité (et non une méthode particulière) qui réunit ces artistes.</p>
<p>Autour du XIXème siècle, l&#8217;art se démocratise et de plus en plus d&#8217;artistes commencent à pouvoir exister réellement et gagner tant bien que mal -souvent mal- leur vie.  Dans les années 1860, Paris comptait ainsi plusieurs milliers de peintres. Des locaux réservés aux artistes fleurirent à cette époque dans les quartiers neufs comme la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Ath%C3%A8nes" target="_blank">Nouvelle Athènes</a>, en complément des logements occupés par les peintres officiels et académiques dans le cœur de la capitale. On voit aussi se multiplier à cette époque des cités d’artistes où se recréent des espaces communautaires, proche de l’esprit de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boh%C3%A8me" target="_blank">Bohème</a>.</p>
<a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-3-les-ateliers-dartistes/tassaert_interieur_d_atelie/" rel="attachment wp-att-26601"><img class="aligncenter size-full wp-image-26601" alt="tassaert" src="http://www.mutinerie.org/wp-content/uploads/2013/04/Tassaert_interieur_d_atelie.jpg" width="600" height="723" /></a>
<p>A <a href="http://www.bude-orleans.org/lespages/45idf/77/barbizon.html" target="_blank">Barbizon</a>, dans les paysages de la forêt de Fontainebleau, on rompt avec le formalisme de l&#8217;époque pour produire des oeuvres inspirées par la contemplation paisible, hédoniste de la nature ou de scènes rurales, loin des représentations glorieuses et intellectualisées des artistes académiques. On travaille en pleine nature et l&#8217;on se retrouve le soir à l&#8217;<a href="http://www.tourisme77.fr/patrimoine-culture-seine-et-marne/peinture-sculpture/musee-barbizon-auberge-ganne.htm" target="_blank">Auberge de la mère Ganne</a> pour confronter ses productions dans une ambiance festive.</p>
<p>L&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Impressionnisme" target="_blank">impressionnisme</a>, qui émerge dans la deuxième partie du XIXème siècle, signe l&#8217;abandon du style purement figuratif et symboliste propre à l&#8217;académisme  pour une approche plus portée vers le suggestif. La couleur, méprisée par les anciens (les académies n&#8217;enseignaient pas les techniques de couleur et se focalisaient essentiellement sur le dessin) devient essentielle.</p>
<p>En 1863, le salon de peinture et de sculpture, tenu par les membres de l&#8217;Académie, refusa plus de 3 000 œuvres sur les 5 000 envoyées. Face à cette hécatombe, Napoléon III décide qu&#8217;une exposition pour les refusés se tiendra au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l%E2%80%99Industrie">Palais de l’Industrie</a>. C&#8217;est le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Salon_des_refus%C3%A9s" target="_blank">salon des refusés</a>, une première brèche dans la mainmise des académies sur le monde des arts. Manet y présente son <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9jeuner_sur_l'herbe" target="_blank">déjeuner sur l&#8217;herbe</a> qui créera un scandale sans précédent dans les milieux de la peinture. En 1884, le<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Salon_des_ind%C3%A9pendants" target="_blank"> Salon des Artistes Indépendants</a> est créé. Il permet à tous les artistes de présenter leurs oeuvres, sans qu’elles soient soumises à l’appréciation d’un jury. La devise de ce Salon, « Sans jury ni récompenses » symbolise bien l&#8217;état d&#8217;esprit de cette nouvelle génération.</p>
<h1>Comment fonctionnaient-ils ?</h1>
<p>Les ateliers partagés, les cités d&#8217;artistes, les auberges ou cafés qui servaient d&#8217;épicentre aux artistes du XIXème siècle forment un ensemble hétéroclite d&#8217;espaces différents régis par des règles souvent informelles. Ils se constituent autour d&#8217;artistes influents ouvrant leur espace de travail à d&#8217;autres artistes, de propriétaires immobiliers farfelus ou de personnages charismatiques. Malgré cette diversité de fonctionnement, certains points communs reviennent toujours.</p>
<ul>
<li><b>On se rassemble autour de l&#8217;idée, et non de la technique</b></li>
</ul>
<p>l&#8217;atelier est à la fois lieu d&#8217;apprentissage, lieu de production et de distribution. Il devient parfois lieu de promotion. On y croise tous types d&#8217;artistes; peintres, sculpteurs, écrivains, poètes &#8230; Ces lieux ne s&#8217;adressent pas à un profil type ni à une fonction clairement identifiée. Leur élément fédérateur, c&#8217;est la communauté de valeur.</p>
<ul>
<li><b>apprentissage de pair à pair</b></li>
</ul>
<p>L&#8217;atelier se distingue de l&#8217;académie car il est un lieu d&#8217;apprentissage de pair à pair.</p>
<blockquote><p>Chacun est tour à tour élève et professeur, les meilleurs sont reconnus soit sur leur qualité technique, soit pour leur univers créatif particulièrement inspirant ou emblématique de l&#8217;esprit de l&#8217;atelier.</p></blockquote>
<p>La technique et le message sont véhiculés ensemble, chaque membre pouvant apporter sa contribution sur ces deux aspects. Personne ne vient se placer en juge pour sanctionner le travail d&#8217;autrui. Cela ne veut pas dire que personne ne juge personne mais que celui qui émet un jugement, ne le fait pas depuis une position privilégiée et s&#8217;expose lui-même aux regards de ses pairs.</p>
<p>L&#8217;apprentissage de pair à pair est enfin le meilleur moyen de bénéficier d&#8217;un apprentissage individualisé tout en bénéficiant d&#8217;apports exterieurs riches et variés. C&#8217;est bien cela qui, dans la nouvelle conception de l&#8217;art devient essentiel car le travail y est devenu totalement personnel alors que les ressources (matérielles, techniques et intellectuelles) ont tout intérêt à être partagées. l&#8217;atelier permet  la fois l&#8217;individualisation de la pratique et la production d&#8217;une réflexion collective.</p>
<ul>
<li><b>Un terreau pour la réflexion collective </b></li>
</ul>
<p>Une idée, une <a href="http://www.mutinerie.org/des-espaces-et-des-idees/" target="_blank">vision n&#8217;émerge pas toute formée</a> dès l&#8217;origine. A ses débuts, elle est faible et incertaine, ses contours sont mal définis. Elle a besoin d&#8217;un environnement favorable, sorte de liquide amniotique qui lui permettra de mûrir pour acquérir son indépendance. Seuls, ces grands artistes du XIXème siècle n&#8217;auraient peut-être pas pu produire ce qu&#8217;ils ont produit, leurs intuitions, leurs visions n&#8217;auraient sans doute jamais pu prendre une forme aboutie. Les ateliers ont servit de couveuses pour ces idées encore diffuses. Le fait de bénéficier de lieux pour construire de nouvelles (micro) sociétés régies par d&#8217;autres regles et d&#8217;autres idéaux est fondamental pour transformer ses aspirations en réalités.</p>
<h1>Et le coworking là-dedans ?</h1>
<ul>
<li><b>L&#8217;atelier d&#8217;artiste est le meilleur terreau créatif pour l&#8217;économie cognitive</b></li>
</ul>
<p>Les processus créatifs dans les cercles artistiques sont particulièrement intéressants pour le coworking et l&#8217;économie du XXIème siècle car de plus en plus de qualités que l&#8217;on prête aux artistes sont désormais <a href="http://affaires.lapresse.ca/cv/201001/19/01-940664-dix-qualites-recherchees-des-employeurs.php" target="_blank">sollicitées dans les nouveaux processus créatifs</a> aujourd&#8217;hui; créativité, originalité, vision, capacité d&#8217;adaptation, capacité d&#8217;apprentissage permanent, sens de l&#8217;initiative, intelligence cognitive et émotionnelle, intégrité&#8230;</p>
<p>Si l&#8217;on demande désormais à de plus en plus de travailleurs des qualités que les artistes apprennent à affûter grâce notamment aux ateliers, il est assez logique, que l&#8217;environnement de travail idéal tendra à s&#8217;approcher de l&#8217;environnement traditionnel des artistes.</p>
<blockquote><p>L&#8217;environnement du travailleur de demain ressemblera sans doute plus à l&#8217;atelier d&#8217;artiste qu&#8217;aux bureaux que nous connaissons tous parce que ses exigences de travail ressembleront davantage à celles des artistes du XIXème siècle qu&#8217;à celles de l&#8217;employé du XXème siècle.</p></blockquote>
<ul>
<li><b>Sans jury ni récompense </b></li>
</ul>
<p>&#8220;Sans jury ni récompense&#8221;, la devise du salon des indépendants conviendrait parfaitement au coworking. Le coworking fonctionne également sur ce modèle horizontal, de pair à pair, où personne ne vient se placer en juge pour désigner, choisir et récompenser. Derrière ce mode de fonctionnement on retrouve l&#8217;idée que, ce qui relève de la création, de l&#8217;innovation,<a href="http://www.mutinerie.org/de-zero-a-un" target="_blank"> ne peut être compris avec le regard et les moyens existants</a>.</p>
<blockquote><p>Qui dit juge, dit référentiel de jugement, et donc calquage d&#8217;anciennes idées sur de nouvelles. Logique qui tend invariablement à freiner l&#8217;innovation réelle.</p></blockquote>
<p>Cela valide la logique horizontale et bottom-up du coworking et montre comment l&#8217;absence du pesant regard du passé sur le présent libère la création.</p>
<ul>
<li><b>Innovation ouverte</b></li>
</ul>
<p>Les ateliers d&#8217;artistes furent incontestablement des lieux d&#8217;innovations esthétiques et intellectuels et pourtant, ils ne se sont pas organisés comme un labo de recherche où un département de R&amp;D tenu secret. Ils ne furent pas composés de spécialistes en pointe dans un domaine particulier mais brassaient au contraire tout un univers peuplé de gens de tous bords, aux compétences bien différentes.</p>
<blockquote><p>Les systèmes ouverts, structurés seulement par des idéaux, sont des outils d&#8217;innovations, intellectuels, sociaux et artistiques d&#8217;une efficacité prodigieuse.</p></blockquote>
<p>Voici un enseignement intéressant pour le coworking. Pour être vecteur d&#8217;innovation, le coworking doit rester ouvert tout en restant capable de rassembler la communauté autour d&#8217;idéaux communs. On retrouve d&#8217;ailleurs cet élément parmi les exemples que nous avons étudiés auparavant; <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-1le-monastere/#.UXqV3CvwsYk">les monastères</a> et les <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-2le-kibboutz/#.UXqVvivwsYk">Kibboutzim</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-3-les-ateliers-dartistes/">les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire 3/ les ateliers d&#8217;artistes</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Les lieux de travail qui ont changé l’histoire. 2/Le Kibboutz</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 08:17:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Mutinerie continue ses plongées spatio-temporelles dans les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire. Après le monastère à l&#8217;époque médievale, nous nous attaquons au Kibboutz, ces villages collectivistes émergés en Palestine à partir du début du XXème siècle. Pour cet article, j&#8217;ai fait appel à Léonard Déage, un ami non seulement féru d&#8217;histoire mais ayant également...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-2le-kibboutz/">Les lieux de travail qui ont changé l’histoire. 2/Le Kibboutz</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mutinerie continue ses plongées spatio-temporelles dans les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire. Après le <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-1le-monastere">monastère à l&#8217;époque médievale</a>, nous nous attaquons au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kibboutz" target="_blank">Kibboutz</a>, ces villages collectivistes émergés en Palestine à partir du début du XXème siècle.</p>
<p>Pour cet article, j&#8217;ai fait appel à Léonard Déage, un ami non seulement féru d&#8217;histoire mais ayant également testé la vie dans un Kibboutz pendant 6 mois à la fin de ses études. Il sait donc de quoi il en retourne sur ces questions. Rappelons ce qui nous intéresse dans ses flashbacks historiques; comprendre comment des espaces de travail et de vie innovants sont nés, se sont organisés et ont su modifier le cours de l&#8217;histoire. Dans ces expériences du passé résident sans doute de nombreux enseignements pour ceux qui tentent actuellement de changer nos façons de vivre et de travailler.</p>
<h1>Contexte de la fondation du premier kibboutz : Degania</h1>
<p>L’Empire russe de la fin du XIXe siècle connaît de graves troubles politiques, et les émeutiers finissent souvent par se retourner, notamment lors de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_II_de_Russie#Attentats_et_assassinat" target="_blank">l’assassinat de l’Empereur Alexandre II</a>, en 1881, contre les très nombreuses communautés juives installées sur les actuels Ukraine, Moldavie, Biélorussie, Pologne et pays baltes.<br />
Parallèlement, les idées sionistes mettent en effervescence les milieux intellectuels laïcs de la Diaspora occidentale : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_Herzl" target="_blank">Théodore Herzl</a> publie son Der Judenstaat (L’Etat juif) et réunit le premier <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_congr%C3%A8s_sioniste" target="_blank">Congrès sioniste à Bâle, en 1897</a>.<br />
Ces idées suscitent un enthousiasme particulièrement fort au sein des communautés d’Europe orientale, qui subissent régulièrement de violentes persécutions, et qui restent soumises à des lois discriminatoires.</p>
<p>On assiste alors à plusieurs vagues d’immigration successives vers la Palestine (de l’ordre de 50 000 personnes entre 1881 et 1914), alors sous domination ottomane. De petites  équipes se forment et s’installent sur des terres préalablement acquises par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_national_juif" target="_blank">Fonds National Juif</a> (KKL), et dont l’exploitation leur est concédée.<br />
Pour ces jeunes pionniers, qui le plus souvent ne savent rien de l’agriculture, il s’agit maintenant de survivre, de défricher, drainer les marécages, dépierrer les champs, planter des arbres… Beaucoup se découragent et vont plutôt tenter leur chance en Europe occidentale, aux Etats-Unis ou en Amérique du Sud.</p>
<p>Si la volonté de ces pionniers est bien de créer un Juif nouveau, vivant du travail de la terre et de ses mains (métiers qui avaient longtemps été interdits au Juifs, dans les ghettos d’Europe), loin de toute exploitation de l&#8217;homme par l&#8217;homme, et si les vétérans du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_g%C3%A9n%C3%A9rale_des_travailleurs_juifs" target="_blank">Bund</a> et autres partis socialistes ouvriers juifs sont nombreux, tous ne sont pourtant pas des socialistes convaincus.</p>
<blockquote><p>En l’absence d’un courant politique dominant et dogmatique, et devant l&#8217;extrême diversité de cultures, de langues et de mode de vie des immigrants juifs, de nombreuses expériences d’organisation coexisteront au début. Cela donnera aux Kibboutz une démarche expérimentale indéniable.</p></blockquote>
<p>La rudesse du travail, dans des champs restés en jachère pendant des siècles, l’isolement géographique, et parfois la nécessité de faire face aux menaces des tribus bédouines environnantes rendent en fait le travail et la vie en communauté indispensables à la réalisation de cet idéal. Les fermes qui ne fonctionnent pas sur des principes égalitaires, avec propriété collective des moyens de production, périclitent ou explosent.</p>
<p>C’est dans ce contexte qu’en 1909 est fondé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Degania" target="_blank">Degania</a>, au bord du Lac de Tibériade, en Galilée. C’est dans ce kibboutz que de nombreux pionniers seront formés, pour essaimer ensuite en fondant plus loin de nouveaux kibboutzim, dans l’idée de pouvoir revendiquer l’occupation d’un maximum de territoire avant la proclamation prochaine de l’Etat d’Israël et le partage des terres qui s’ensuivrait.</p>
<h1>Fonctionnement d’un kibboutz type</h1>
<p>Le principe de collectivisme ne s’arrête pas à la propriété et à la coopérativité, mais s’applique aussi à la vie sociale (les repas sont pris en commun dans une grande salle, etc.), à l’éducation (les enfants sont élevés par groupes d’âge, et ne voient leurs parents que quelques heures par jour). Les décisions concernant le kibboutz sont soumises à un régime de démocratie participative directe.</p>
<p>L’administration est réduite au strict minimum, ce qui est rendu possible par le fait qu’en moyenne un kibboutz compte moins de 450 membres, mais pas non plus sans rapport avec un fond de culture anarchiste. Les postes administratifs sont tournants.<br />
Après les dépenses de fonctionnement et les dotations aux investissements, les revenus sont partagés équitablement entre les membres, selon la taille des familles, et les services sont gratuits (école, dispensaire, buanderie, installations sportives, dans une certaine mesure la restauration collective, …). Ces revenus sont d’ailleurs essentiellement versés sous la forme d’un budget (« droit à dépenser dans l’enceinte du kibboutz »), et seulement en partie sous forme de salaire en monnaie courante (pour les achats personnels en dehors du kibboutz).</p>
<p>Cependant, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les kibboutzim ne fonctionnent pas en autarcie (ils ne peuvent pas produire tout ce qu’ils consomment), mais ils sont même liés à l’Etat de manière relativement importante. Ils exploitent des terres qui lui sont concédées par l’Etat, et ont touché (jusqu’à l’arrivée du premier gouvernement de droite, en 1977) d’importantes subventions. De plus, les kibboutzim ont historiquement fourni un important contingent à l’administration publique et à l’armée.</p>
<p>Après la proclamation d’indépendance et la première guerre israélo-arabe, en 1948, les kibboutzim contribuent aussi largement à l’absorption du flux d’exilés juifs issus des pays de l’Orient arabe, puis après l’indépendance des pays du Maghreb dans les années 60, puis après l’ouverture partielle de l’Union soviétique dans les années 70, et depuis son effondrement en 90.</p>
<blockquote><p>Le kibboutz constitue alors une première étape – une sorte de sas de décompression &#8211; pour les nouveaux immigrants, au cours de laquelle sont dispensés, dans des écoles dédiées, des cours d’hébreu et des conseils pratiques (formalités, ouverture d’un compte bancaire, enregistrement à la Sécurité Sociale, …).</p></blockquote>
<p>A noter que, à de rares exceptions près – une vingtaine de kibboutzim religieux sur 271 -, les kibboutzim sont laïques (voire un peu bouffe-rabbin…), et ne retiennent par exemple des fêtes juives traditionnelles que leur origine agricole ou leur sens national.</p>
<a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-2le-kibboutz/kibbutz-2681/" rel="attachment wp-att-26460"><img class="aligncenter size-full wp-image-26460" alt="piocheuses" src="http://www.mutinerie.org/wp-content/uploads/2013/04/kibbutz.2681.jpg" width="600" height="312" /></a>
<h1>Héritage</h1>
<p>Après une période de crise dans les années 70, certains kibboutzim ont mené de profondes réformes, de l’instauration progressive de salaires différenciés à la privatisation pure et simple, en passant par la constitution en moshav (autre structure, plus proche de la coopérative classique).<br />
En tendance, on a assisté à un recentrage de la vie privée sur la cellule familiale ; c’est ainsi que les enfants sont aujourd’hui majoritairement élevés par leurs parents, que les repas ne sont plus pris systématiquement en commun, et qu’une plus grande partie du budget est versée en monnaie.<br />
De plus, conséquence d’un niveau globalement élevé d’éducation, le kibboutz s’est ouvert sur l’extérieur : en embauchant de la main-d’œuvre non-membre pour les travaux les moins qualifiés, et en permettant aux membres de travailler à l’extérieur (à condition de reverser la plus grande partie de leur salaire à la collectivité).</p>
<blockquote><p>Aujourd’hui, les kibboutzniks ne représentent plus qu’1,8% de la population israélienne. Pourtant les 271 kibboutzim contribuent à 40% de la production agricole, 10% de la production industrielle et 6% du PIB d’Israël.</p></blockquote>
<p>Mais surtout le kibboutz a donné au pays une étonnante proportion de ses hauts cadres militaires et politiques, et parmi les personnalités les plus engagées et les plus militantes socialement.<br />
Jusque dans les années 80, il a constitué pour la société israélienne un modèle vers lequel tendre, et s’il ne jouit plus du même prestige qu’autrefois, il a durablement façonné la production, l’idéologie et la culture israéliennes.<br />
Depuis les années 2000, le kibboutz connaît un regain de popularité et sa population croît de nouveau. Certains se sont en effet spécialisés dans des productions à haute valeur ajoutée : haute technologie, agriculture de pointe, industrie de l’armement, … Ils intègrent des bureaux de recherche et développement renommés dans le monde entier. D’autres encore se sont tournés vers les services : le tourisme essentiellement.</p>
<blockquote><p>Le kibboutz reste une exception historique, et le mouvement communautaire le plus grand du monde.</p></blockquote>
<h1>Et le coworking dans tout ça ?</h1>
<p>Quels enseignements le coworking peut-il tirer de l&#8217;expérience des kibboutz ?</p>
<ul>
<li><b>Exodus</b></li>
</ul>
<p>Le contexte dans lequel émergent les Kibboutz est unique au monde. La création d&#8217;Israël est un exemple rare d&#8217;une création nationale essentiellement &#8220;bottom-up&#8221; ; un mouvement spontané de la base vers le sommet. Elle part d&#8217;une base de personnes qui, en dépit d&#8217;énormes différences culturelles, partagent un sentiment d&#8217;appartenance à une communauté mais ne peuvent espérer vivre selon leur aspirations au sein des pays dans lesquels ils résident.</p>
<blockquote><p>Le kibboutz est conçu comme un refuge pour les gens persécutés, un moyen d&#8217;échapper à l&#8217;oppression et à l&#8217;exploitation.</p></blockquote>
<p>Les premiers Kibboutzim emergent bien avant qu&#8217;Israël soit reconnu comme un Etat, il ont précédés celui-ci et lui ont permis de prendre forme. Le coworking est également un mouvement bottom-up, né d&#8217;abord d&#8217;un mouvement spontané et rejoint par une réflexion plus globale. Il comporte également cette dimension de refuge, de lieu de vie et de travail vivant hors des règles actuelles jugées dégradantes, inadaptées, injuste ou simplement obsolètes.</p>
<ul>
<li><b>Pas de communauté efficace sans idéal</b></li>
</ul>
<p>Les Kibboutzim, comme les <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-1le-monastere/" target="_blank">monastères</a> du reste montrent qu&#8217;à partir du moment où des groupes humains sont unis par un idéal commun et une volonté réelle de vivre ensemble, il est possible de construire de grandes choses malgré une diversité culturelle colossale. C&#8217;est également quelque chose que le mouvement du coworking doit garder en tête. La diversité de profils et de compétences dans nos espaces ne peut être un véritable atout que si nous sommes capables de proposer et de maintenir un idéal commun partagé par tous.</p>
<blockquote><p>Le modèle du kibboutz enseigne que lorsque l&#8217;on rassemble des gens partageant un idéal et qu&#8217;on leur donne les moyens de production, on peut potentiellement refaire société, au point de créer un Etat &#8230;</p></blockquote>
<ul>
<li><b>L&#8217;équilibre entre l&#8217;idéal et le réel</b></li>
</ul>
<p>Le modèle d&#8217;organisation des kibboutzim se dessine au fur et à mesure des différentes expérimentations. Ce qui a émergé c’est fait davantage par pragmatisme que par conviction politique. Ce qui ne veut pas dire que les pionniers n’avaient pas d’idées politiques, mais qu’ils n’avaient pas d’idée préconçue de la forme que celles-ci devaient prendre.</p>
<blockquote><p>La fondation d&#8217;Israël est très rapidement (et violemment) confronté à la dure réalité, et un modèle comme celui du Kibboutz n&#8217;aurait pu continuer à exister s&#8217;il n&#8217;était pas capable de s&#8217;y frotter. Il a été façonné par le réel, sans perdre son idéal.</p></blockquote>
<p>Tandis qu&#8217;en pleine Union Soviétique, on transforma l&#8217;idéal socialiste en objectifs concrets et en plans quinquennaux, les kibboutz s&#8217;employèrent à garder et maintenir cet idéal tout en faisant face au réalités quotidiennes de manière assez pragmatique. J&#8217;y vois là un enseignement important sur la manière de conjuguer l&#8217;idéal, la vision avec le fameux &#8220;mur de la réalité&#8221; qui terrifie, et qui bien souvent fini par aplatir bon nombre de nobles esprits &#8230;</p>
<ul>
<li> <b>Les risques</b></li>
</ul>
<p>Enfin, on voit aussi dans l&#8217;histoire des kibboutzim, les germes des dangers qui peuvent guetter ce modèle d&#8217;organisation. L&#8217;histoire des Kibboutzim, comme celle des monastères et celle des espaces de coworking comporte ses erreurs, ses tensions et ses divisions.</p>
<blockquote><p>Pour les kibboutzim, le risque de la confusion entre l&#8217;action des communautés et celle des gouvernements est évident.</p></blockquote>
<p>L&#8217;histoire de la fondation d&#8217;Israël et celle des kibboutzim ne cesse de s&#8217;entremêler au risque de provoquer une perte d&#8217;indépendance réelle pour les kibboutzim et une potentielle instrumentalisation de ces derniers au profit d&#8217;une politique d&#8217;Etat. Les kibboutzim ont clairement servi de verrou pour l&#8217;appropriation et la consolidation des territoires fraichement acquis et ont bénéficié d&#8217;aides et de subventions diverses.</p>
<p><em> On se retrouve bientôt pour découvrir un lieu de travail ayant changé l&#8217;histoire; les ateliers d&#8217;artiste au XIXème siècle</em></p>
<p><em>Si vous souhaitez contacter Léonard, le féliciter, le conspuer ou lui poser des questions, c&#8217;est <a href="leonarddeage@hotmail.fr" target="_blank">ici</a>. </em></p>
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		<title>Samedi Jeux de société</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 14:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Masha Kosobokova</dc:creator>
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		<category><![CDATA[communauté]]></category>
		<category><![CDATA[évènement]]></category>
		<category><![CDATA[jeux de société]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Rejoignez-nous pour une après-midi de jeux de société. Apportez vos jeux, du rhum et/ou votre bonne humeur. Cette petite séance sera l&#8217;occasion de discuter du Weekend Games que nous sommes en train de fomenter.  Pour + d&#8217;info Rendez-vous le 20 avril à 15h00 à Mutinerie : 29 rue de Meaux &#8211; 75019. N&#8217;hésitez pas à inviter...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/samedi-jeux-de-societe/">Samedi Jeux de société</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Rejoignez-nous pour une après-midi de jeux de société. Apportez vos jeux, du rhum et/ou votre bonne humeur. Cette petite séance sera l&#8217;occasion de discuter du Weekend Games que nous sommes en train de fomenter.  <a href="http://www.facebook.com/events/528157290576304/" target="_blank">Pour + d&#8217;info</a></p>
<p>Rendez-vous le 20 avril à 15h00 à Mutinerie : 29 rue de Meaux &#8211; 75019. N&#8217;hésitez pas à inviter vos amis!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Vers un exode urbain numérique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 07:58:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William</dc:creator>
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		<category><![CDATA[exode rural]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>La révolution numérique entrainera-elle un exode des urbains vers les campagnes ? Mutinerie se penche sur la question...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/vers-un-exode-urbain-numerique/">Vers un exode urbain numérique ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les années 90, <a href="http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=17&amp;ref_id=15862&amp;page=EL/EL205-206/EL205-206_4.htm" target="_blank">la population rurale est repartie à la hausse</a> en France après plus de 150 ans de baisse continue. La hausse est certes modeste et concerne davantage les périphéries urbaines que les zones véritablement rurales mais elle met fin à un processus présenté comme inéluctable. Plus d&#8217;<a href=" http://www.objectifcarriere.fr/regions/Paris/La-moitie-des-Franciliens-voudraient-vivre-et-travailler-en-province-AFP" target="_blank">un Francilien sur deux</a> souhaiterait aujourd&#8217;hui quitter l&#8217;Ile de France ! Et la moitié des candidats au départ se projettent dans une ville petite ou de taille moyenne (moins de 100 000 habitants), devant la campagne (26%) ou la grande ville (18%).</p>
<p>Derrière ce phénomène de retour aux campagnes se cachent des réalités très différentes qui, à mon sens ne permettent pas de conclure à un véritable exode urbain; enchérissement des centres-villes entrainant une fuite vers les périphéries par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grignotage_(urbanisme)">mitage</a> des campagnes alentour, fermetures de bassins industriels urbains, augmentation des retraites en zones rurales, fuite des villes pour cause de pollution ou d&#8217;insécurité …</p>
<p>L&#8217;essentiel du contenu que l&#8217;on peut trouver dans les publications suit le même angle d&#8217;attaque qui, à mon sens passe à coté de la question de fond. Car il ne suffit pas de constater un mouvement allant des centres vers les périphéries pour conclure à un authentique exode urbain.</p>
<p>La raison principale de l&#8217;exode rural fut économique et technologique. Avec la révolution industrielle, les besoins en main d&#8217;oeuvre et les revenus chutaient dans l&#8217;agriculture alors qu&#8217;ils explosaient dans l&#8217;industrie. Pour subsister, les populations agricoles sans activité se sont exilées vers les bassins industriels avides de main d&#8217;oeuvre.</p>
<p>De la même façon, pour savoir si nous sommes véritablement en train d&#8217;assister à un exode urbain, il faut se poser les questions suivantes :</p>
<blockquote><p>Les zones rurales sont-elles en train de devenir économiquement plus attractives que les villes sur le plan économique ? Quels sont les éléments qui nous permettent de comprendre les causes et les caractéristiques de ce phénomène naissant ?</p></blockquote>
<p>Evidemment, la vérité est rarement pure et jamais simple. Ce qui suit n&#8217;a pas vocation à s&#8217;appliquer uniformément partout comme une règle absolue.</p>
<h1>Un exode urbain numérique</h1>
<p>Dire que les technologies numériques favorisent la mobilité et le travail à distance est presque un lieu commun. Mais il n&#8217;en reste pas moins que cet élément est central si l&#8217;on veut appréhender l&#8217;exode urbain. Plus important, la révolution numérique doit être comprise comme une authentique <em>révolution,</em> non pas comme un simple outil pratique.</p>
<p><strong>La première lecture</strong>, c&#8217;est que les moyens numériques permettent techniquement de travailler depuis n&#8217;importe où. Les technologies actuelles permettent à un travailleur d&#8217;accomplir avec un ordinateur et un téléphone, des choses qui nécessitaient, il y&#8217;a seulement une quinzaine d&#8217;année, un ensemble d&#8217;équipements lourds et coûteux. Dans de nombreux métiers, Internet donne à chacun l&#8217;accès à un marché de millions d&#8217;individus et peu importe que vous viviez à Paris ou au fin fond de l&#8217;Ardèche…</p>
<p>Même dans les secteurs non directement liés à l&#8217;économie de la connaissance, les moyens de production s&#8217;allègent et se décentralisent. On le voit avec des exemples très concrets tels que les <a href="http://www.rue89.com/2012/10/17/revolution-limprimante-3d-la-machine-vapeur-du-xxie-siecle-236194" target="_blank">imprimantes 3D</a> ou d&#8217;autres exemples de <a href="http://www.wikispeed.com/" target="_blank">productions décentralisées</a>. Mais les moyens numériques permettent un meilleur usage des choses et une meilleure accessibilité des biens d&#8217;usage non courant à travers les <a href="http://consocollaborative.com" target="_blank">nouvelles pratiques collaboratives</a>.</p>
<p><b>La deuxième lecture </b>consiste à voir, au delà des aspects technologiques, ce que le numérique ouvre sur le champ des possibles. Les révolutions néolithiques et industrielles commencent avec des innovations technologiques qui facilitent l&#8217;existence. Mais très vite, elles finissent par tout changer, notre rapport à l&#8217;espace, aux autres, à nous-même&#8230; Elles redéfinissent nos logiciels de pensée.</p>
<blockquote><p>De la même manière que la révolution industrielle déplace les sources de valeur de l&#8217;agriculture vers l&#8217;industrie, la révolution numérique déplace la valeur de l&#8217;industrie vers la production intellectuelle.</p></blockquote>
<p>Or, la production intellectuelle (ou cognitive) n&#8217;est pas dépendante des infrastructures matérielles complexes que l&#8217;on trouve essentiellement dans les villes, elle dépend de<a href="http://www.mutinerie.org/des-espaces-et-des-idees/"> la richesse d&#8217;un écosystème </a> qu&#8217;il soit urbain, rural ou même virtuel. L&#8217;avantage économique des villes, qui était déterminant dans l&#8217;ère industrielle, perd ici une partie de sa substance.</p>
<h1>Un exode urbain mené par des indépendants</h1>
<p>Il n&#8217;y aura pas de véritable exode urbain tant que les zones rurales ne pourront être considérés comme de véritables zones d&#8217;attraction économiques. Mais, par &#8220;zones d&#8217;attractions économiques&#8221; ne voyons pas là des transpositions des modèles qui firent le succès de l&#8217;âge industriel. L&#8217;exode urbain ne doit pas être appréhendé avec les idées et les armes d&#8217;hier.</p>
<blockquote><p>la campagne n&#8217;a jamais été le terreau adapté au salariat. L&#8217;exode rural concernait essentiellement des indépendants (agriculteurs, artisans…) quittant ce mode de travail pour le salariat et il est à parier que l&#8217;exode urbain s&#8217;inscrira dans le mouvement inverse.</p></blockquote>
<p>Il existe une corrélation très nette entre le mouvement d&#8217;urbanisation de l&#8217;occident et celle du nombre de travailleurs indépendants. En 1830 en France, on compte encore 50% d&#8217;indépendants dans la population active dans une France encore largement rurale. En 1930, ils ne sont plus que 33%. Après une stabilisation du ratio pour cause de Grande dépression (qui est une essentiellement une crise du capitalisme industriel) et de guerre mondiale, la chute du nombre de travailleurs indépendant reprend de plus belle, encouragée par les Etats occidentaux. En 2007, ils représentent moins 10% de la population active comme le montre cet excellent rapport intitulé <a href="http://www.institut-entreprise.fr/fileadmin/Docs_PDF/Societal/Medef_2010/Societal_2010_pebereau_hors_serie_medef.pdf" target="_blank">&#8220;le travailleur indépendant, figure du XXIème siècle&#8221; </a>. Le lien entre  industrialisation, exode rural et diminution du nombre d&#8217;actifs indépendant est net.</p>
<p>Or le nombre d&#8217;indépendants ne cesse d&#8217;augmenter dans tous les pays industrialisés. En France, nous sommes passé de 9,6% d&#8217;indépendants en 2007 à 11,6 fin 2012. On estime les populations d&#8217;indépendants aux Etats-Unis à 35 millions contre <a href="http://www.deskmag.com/en/freelancers-the-worlds-longest-invoice-unpaid-bills-371" target="_blank">27 millions en Europe</a>.  Cette augmentation numérique rapide, s&#8217;accompagne d&#8217;une <a href="http://www.institut-entreprise.fr/fileadmin/Docs_PDF/Societal/Medef_2010/Societal_2010_pebereau_hors_serie_medef.pdf" target="_blank">revalorisation nette du travail indépendant</a> par rapport au travail salarié.</p>
<p>L&#8217;exode urbain sera principalement mené par des indépendants. Sur le terrain, c&#8217;est ce que constate Xavier de Mazenod, fondateur de <a href="http://www.zevillage.net" target="_blank">Zevillage</a>, un site d&#8217;information, et un réseau social sur les nouvelles formes de travail. Xavier lui-même a quitté l&#8217;Ile de France pour s&#8217;installer à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boitron_(Orne)" target="_blank">Boitron</a> un petit village dans l&#8217;Orne. Il est à l&#8217;initiative d&#8217;un <a href="http://teletravail.orne.fr/telecentre/telecentre-boitron/presentation" target="_blank">télécentre</a> dans son village. &#8221;Sur 12 travailleurs, on ne compte que 3 salariés dans l&#8217;espace. Le modèle du télétravail salarié ne prend pas vraiment dans les campagnes&#8221;. Et de fait, l&#8217;expérience du télétravail sur le modèle salarié n&#8217;est pas récente, elle commence dès le milieu des années 80 et n&#8217;a toujours pas réellement donné de résultats incontestables.</p>
<blockquote><p>Les zones rurales, vastes et peu denses requièrent une forte dose d&#8217;autonomie et de polyvalence, éléments assez peu compatibles avec le salariat traditionnel. Elles conviennent bien mieux aux indépendants, capables de gérer leur emploi du temps et leurs déplacements.</p></blockquote>
<p>Dans l&#8217;agriculture, il est impossible de compter le travail en terme de productivité horaire selon des créneaux bien définis. Ce qui compte, c&#8217;est être disponible dans les moments importants (récoltes, intempéries, opportunités, incidents…). Cette qualité est également centrale chez les indépendants et les entrepreneurs de <a href="http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=221" target="_blank">l&#8217;économie cognitive</a>.</p>
<p>L&#8217;indépendant peut travailler au moins une partie de son temps à distance bien plus facilement que le salarié, il n&#8217;a pas besoin de s&#8217;implanter dans un endroit où la main d&#8217;oeuvre est accessible, il est mobile et peut se déplacer avec tout ce qui lui est nécessaire si besoin. Cela le rend mieux à même de profiter réellement du coût plus faible de la vie rural.</p>
<p>Emmanuelle Pometan, fondatrice de l&#8217;<a href="http://www.emmapom.com/" target="_blank">Agence Nouvelle Culture</a> a quitté Paris  il y&#8217;a 6 mois pour s&#8217;établir dans la Drôme d&#8217;où elle travaille l&#8217;essentiel de son temps. Elle remonte à Paris trois fois par mois. &#8220;je n&#8217;ai perdu aucun client depuis que je me suis installée dans la Drôme, je n&#8217;ai raté qu&#8217;un seul rendez-vous. D&#8217;autre part, l&#8217;image de mon entreprise n&#8217;a pas souffert auprès des clients, bien au contraire, ils trouvent ça très moderne&#8221;.</p>
<h1>De l&#8217;espace fonctionnel à l&#8217;espace comme écosystème</h1>
<blockquote><p>« Les gens qui disent que le travail localisé est mort travaillent dans une industrie définie par un lieu : la Silicon Valley. Ceci veut dire que l’espace compte encore. C’est l’un des facteurs de changement les plus importants. »<br />
<em>Jim Keane, Vice-président de Steelcase</em></p></blockquote>
<p>Les modes de vie sont inévitablement liés aux moyens de subsistance. Et ces moyens évoluent, au fil du temps et des avancées technologiques. Historiquement, les peuples ont commencé à se sédentariser à partir de la révolution néolithique. Le passage d&#8217;une vie de chasseur-ceuilleur à une vie où le moyen de subsistance, lié au sol, impose de rester sédentaire a totalement bouleversé les rapport sociaux et les modes de vie. La vie sédentaire agricole ayant besoin d&#8217;espace, elle appelle à un peuplement extensif réparti sur les vastes territoires, donc à une importante population rurale. La révolution industrielle lie les hommes, non plus à la terre mais à des usines ou à des mines, sur un modèle de développement intensif qui entraine l&#8217;apparition de villes à la vocation nouvelle.</p>
<blockquote><p>Ces villes industrielles ne sont plus considérées comme des zones de friction et d&#8217;échange, visions qui prévalaient avant la révolution industrielle, mais comme des méta-infrastructures nécessaires à la production.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_d'Ath%C3%A8nes" target="_blank">ville fonctionnelle</a> développée par Le Corbusier qui devint le modèle dominant de la reconstruction d&#8217;après guerre et dont la conséquence directe fut la séparation des villes en &#8220;fonctions&#8221;; vie, travail, loisirs et infrastructures de transport. Les grands ensembles de banlieue, les cités dortoirs, les centres d&#8217;affaires, les centres commerciaux sont les héritiers de cette vision fonctionnaliste. En fluidifiant les fonctions urbaines et en décomposant les villes, celles-ci sont devenues de véritables broyeuses à externalités positives qui étaient la raison d&#8217;être des villes autrefois et qui seront sans aucun doute à nouveau la raison d&#8217;être des villes de la révolution numérique dont la productivité dépend de la pollinisation et la captation d&#8217;externalités positives. Les villes dominantes de la révolution numérique seront capables de générer des rencontres riches et authentiques, de la <a href="http://www.mutinerie.org/serendipite-tout-est-hasard-ou-rien">sérendipité</a>, du lien social, du sentiment d&#8217;appartenance et de la confiance. Si la question des villes à l&#8217;heure numérique vous intéresse, j&#8217;avais écrit un article sur la , intitulé &#8220;<a href="http://www.mutinerie.org/cite-digitale-cite-ideale">cité digitale, cité idéale</a>&#8221; &#8230;</p>
<blockquote><p>La révolution numérique, n&#8217;abolit pas l&#8217;espace, elle le transforme. Elle lui donne un sens et des usages nouveaux.</p></blockquote>
<p>Et le nouvel usage de l&#8217;espace, c&#8217;est d&#8217;être non plus une infrastructure, mais un écosystème. Un cadre général favorable à telle ou telle activité. Un écosystème se compose d&#8217;une multitude de paramètres en interaction permanente. Il suppose du frottement et un croisement des usages</p>
<p>L&#8217;exode urbain sera donc vraisemblablement porté par des espaces multifonctionnels. Un exemple déjà concluant en zone rurale est celui des <a href="http://www.rochefort.cci.fr/lentreprise-au-quotidien/commerces-services/97-points-multi-services" target="_blank">points multiservices</a> permettant par exemple à une boulangerie de proposer des services de retrait d&#8217;argent, d&#8217;information touristique etc&#8230; Cela pérennise l&#8217;activité des commerçants locaux, facilité l&#8217;accès aux services en zone rurale et permet d&#8217;assurer une mission de service public à moindre coût. Exemple d&#8217;approche écosystémique réussi.</p>
<p>Xavier de Mazenod souligne l&#8217;importance du multiservice en zone rurale &#8220;l&#8217;idée qu&#8217;un lieu égal une fonction ne peut pas marcher en zone rurale&#8221; Le télécentre de Boitron accueille des activités très variés; initiations à l&#8217;informatique, fêtes ou même élections &#8230;</p>
<p>Dans la révolution numérique, l&#8217;environnement remplace l&#8217;infrastructure et le projet remplace le métier. pour chaque activité peuvent correspondrent différents environnements appropriés.</p>
<p>Dans cette logique, la ville offre un écosystème favorable à certaines activités. On y trouve plus aisément des clients et des partenaires, on y promeut efficacement ses activités, on dispose d&#8217;un accès facile à l&#8217;information …</p>
<p>La campagne permet une meilleure concentration et une capacité d&#8217;exécution accrue. Elle permet une prise de recul et une meilleure capacité de synthèse…</p>
<p>Emmanuelle apprécie l&#8217;alternance entre le travail en zones rurales et le travail en zones urbaines. Elle voit cette alternance comme un atout pour sa productivité.</p>
<p>La bonne décision économique pour le travailleur cognitif aujourd&#8217;hui n&#8217;est-elle pas de pouvoir profiter de cette diversité d&#8217;écosystème selon les besoins de son activité ? Ce sera peut-être une question déterminante pour les travailleurs de demain, prêts à évoluer comme des nomades, saisissant dans les différents environnements qu&#8217;ils traversent, ce qui est nécéssaire à la réalisation de leurs activités.</p>
<a href="http://www.mutinerie.org/le-futur-du-travail/20080517-round-top/" rel="attachment wp-att-26172"><img class="aligncenter size-full wp-image-26172" alt="Round-Top" src="http://www.mutinerie.org/wp-content/uploads/2013/03/20080517-Round-Top.jpg" width="600" height="450" /></a>
<h1>Le coworking pourra-il accompagner et encourager ces tendances ?</h1>
<p>Le coworking est né de la culture numérique. Il concerne des indépendants mobiles, voire nomades et privilégie une approche par écosystème. Alors vu comme ça, il apparait comme un excellent candidat pour devenir l&#8217;un des fers de lance de l&#8217;exode urbain.</p>
<p>Et de fait, le <a href="http://www.shareable.net/blog/how-to-start-a-rural-coworking-community" target="_blank">coworking se développe en zone rurale</a> et parait très prometteur. Il existe déjà plusieurs initiatives de <a href="http://www.shareable.net/blog/how-to-start-a-rural-coworking-community" target="_blank">coworking ruraux</a> comme <a href="http://arretminute.fr/" target="_blank">Arrêt Minute</a> en Aquitaine.</p>
<p>De son coté, l&#8217;équipage mutin, toujours assoiffé d&#8217;experience, se lance dans l&#8217;exploration du coworking en milieu rural. Notre terre d&#8217;élection; <a href="http://www.parc-naturel-perche.fr" target="_blank">le Perche</a>. Notre mission; développer un écosystème favorable pour les travailleurs indépendants percherons ou aspirant percherons. Créer une &#8220;Percheronne Vallée&#8221; dans les vallons harmonieux du Parc Naturel. Nous partons vendredi prochain pour un weekend pour la Loupe dans<a href="http://www.parc-naturel-perche.fr" target="_blank"> le Perche</a>. Pour suivre nos aventures Percheronnes sur Facebook, c&#8217;est<a href="https://www.facebook.com/pages/Coworking-Percheron/434528943…" target="_blank"> ici</a>. Et pour vous inscrire au Jelly prévu vendredi soir, c&#8217;est <a href="https://www.facebook.com/events/138664189640360/" target="_blank">là</a> !</p>
<p>Le 21 mars au comptoir Général à Paris se déroulera la restitution du <a href="http://www.tourdefranceduteletravail.fr/etapes/restitution" target="_blank">Tour de France du Télétravail</a> Mené par <a href="http://www.neo-nomade.com" target="_blank">Néo-nomade</a> et <a href="http://www.zevillage.net" target="_blank">Zevillage</a>. ce sera l&#8217;occasion d&#8217;avoir un retour d&#8217;experience très riches des initiatives de travail en milieu rural.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/vers-un-exode-urbain-numerique/">Vers un exode urbain numérique ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire. 1/Le Monastère</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 09:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Quels points communs entre les espaces de coworking et les monastères ? Mutinerie entame aujourd'hui le premier d'une série d'article sur les lieux de travail qui ont changé l'histoire; intrigante plongée mutine en milieu monastique ...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-1le-monastere/">Les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire. 1/Le Monastère</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="line-height: 1.6em;">Avant le coworking, l&#8217;histoire a connu d&#8217;autres expériences de lieux de vie et de travail partagés qui me font penser de près ou de plus loin à ce que nos communautés expérimentent à travers nos espaces. Ces lieux ont été capables de changer l&#8217;histoire durablement et de manière positive. Ils ont contribué à forger à catalyser et à diffuser des valeurs et des idées neuves. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Pourquoi et comment ces lieux se sont créés et ont pu prospérer ? Comment s&#8217;organisaient ils ? Quel impact ont ils pu avoir sur les sociétés dans lesquelles ils sont nés ? </span></p>
<p><span style="line-height: 1.6em;">L&#8217;histoire ne se répète jamais à l&#8217;identique, mais elle peut tout de même nous éclairer sur les dynamiques et l&#8217;avenir des expériences contemporaines d&#8217;espaces de travail partagés. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.6em;">J&#8217;ai choisi d&#8217;étudier plus précisément quatre modèles différents qui feront chacun l&#8217;objet d&#8217;un billet: </span></p>
<ul>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Monastères à l&#8217;époque féodale</span></strong></li>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Ateliers d&#8217;Artistes au XIXème siècle</span></strong></li>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Phalanstère et coopératives ouvrières</span></strong></li>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Kibboutz</span></strong></li>
</ul>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Evidement, on pourrait citer plein d&#8217;autres exemples de lieux comparables : communautés hippies, monastères bouddhiques, ashrams, villages protestants puritains durant la conquête de l&#8217;Ouest américain&#8230; Mais les modèles que j&#8217;ai choisi me semblent représenter un panel diversifié réunissant pourtant les composantes essentielles qui nous intéressent au niveau du coworking :</span></p>
<ul>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Communauté délibérément constituée</span></strong></li>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Rassemblée autour de valeurs et d&#8217;idéaux communs</span></strong></li>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Capacité productive réelle </span></strong></li>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Indépendance vis à vis de structures plus importantes</span></strong></li>
<li><strong><span style="line-height: 1.6em;">Capacité de transformation sociale importante</span></strong></li>
</ul>
<h1><span style="line-height: 1.6em;">1) Le Monastère </span></h1>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Et oui, parmi les expériences du passé dont le coworking peut s&#8217;inspirer, le monastère tient une belle place. Au moyen-âge, et jusqu&#8217;à nos jours, les monastères n&#8217;ont jamais été simplement des lieux de prière ou de recueillement. Ils sont aussi des lieux de travail, de réflexion, de partage et de création artistique. A certaines époques, leur poids dans l&#8217;économie et dans la société était colossal… Ils ont traversé les siècles en modelant, et parfois en transformant les sociétés au sein desquelles ils sont apparues. </span></p>
<blockquote><p>Ils ont rassemblé des hommes autour d&#8217;un contrat social spécifique, sur la base de l&#8217;adhésion volontaire. Des gens souvent érudits et éclairés, animés par des valeurs fortes et capables de mettre en oeuvre ce qui leur fallait pour vivre conformément à ces valeurs.</p></blockquote>
<p>Alors voyons voir comment ils s&#8217;y sont pris.</p>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Parler des monastères de manière générale serait une tâche trop énorme, car leur histoire s&#8217;étend sur plus de quinze siècles et sur presque tous les continents. Je vais donc me focaliser plus spécifiquement sur un moment de l&#8217;histoire monastique qui me parait être un concentré significatif : la réforme de Cluny. </span></p>
<h2>Contexte et naissance de la Réforme de Cluny</h2>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Au VIIIème siècle, l&#8217;ensemble du monde chrétien traverse une crise majeure; fin des premières vagues d&#8217;évangélisation, disparition de l&#8217;empire Franc qui s&#8217;était présenté comme le défenseur de l&#8217;héritage chrétien de Rome, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Schisme_de_1054">division du monde chrétien</a> entre l&#8217;Est Byzantin et l&#8217;ouest Romain, invasions Arabes et Normandes … Autant vous dire qu&#8217;il existe à l&#8217;époque, un doute réel sur la capacité de l&#8217;église à survivre jusqu&#8217;à l&#8217;an mil… </span></p>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Et il ne s&#8217;agit là que des difficultés externes. Sur le plan intérieur, les choses ne sont pas plus reluisantes. Les logiques féodales gangrènent ce qui est censé rester à l&#8217;abri des vanités temporelles, les évêchés deviennent des biens de famille, ou un rouage du pouvoir, les sacrements s&#8217;achètent et se vendent (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simonie">simonie</a>), les prêtres, qui alors pouvaient se marier, transmettent leur &#8220;poste&#8221; de père en fils. Quant aux monastères, il est évident que l&#8217;exigeante règle de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_de_Nursie" target="_blank">Saint Benoit</a> ne fait plus beaucoup d&#8217;émule… Les valeurs pèsent de moins en moins face aux intérêts privés. Les moines sont devenus des vassaux des seigneurs qu&#8217;ils doivent accompagner dans leurs campagnes militaires et accueillir avec leur suite, lors de séjours prolongés, paillards et ripailleurs…</span></p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte chaotique qu&#8217;en 909 en Bourgogne est fondée l&#8217;Abbaye de Cluny. <span style="line-height: 1.6em;">La réforme part de deux hommes; un laïc, le duc <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Ier_d'Aquitaine" target="_blank">Guillaume Ier</a> et un religieux, l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernon_(abb%C3%A9_de_Cluny)" target="_blank">Abbé Bernon</a>. Guillaume, très pieux, considère que <em>&#8220;La richesse d&#8217;un homme est la rançon de son âme.&#8221; </em>Il est désireux de pourvoir à son salut en donnant à quelques moines une partie de ses terres et souhaite que la future abbaye soit véritablement un lieu ou l&#8217;on y recherche Dieu et qu&#8217;il puisse par conséquent être détaché des dépendances féodales. Il s&#8217;y prend de manière très fine en se plaçant sous la protection du pape (ce qui à l&#8217;époque vous garantissait une vraie indépendance vis à vis des pouvoirs locaux n&#8217;osant pas s&#8217;en prendre au pouvoir de Rome) mais le pape ne peut lui-même pas véritablement intervenir dans les affaires de l&#8217;Abbaye comme le précise ce texte fabuleux de Guillaume Ier :</span></p>
<blockquote><p><em>« Nous avons voulu insérer dans cet acte une clause en vertu de laquelle les moines ici réunis ne seront soumis au joug d&#8217;aucune puissance terrestre, pas même la nôtre, ni à celle de nos parents, ni à celle de la majesté royale. Nul prince séculier, aucun comte, aucun évêque, pas même le pontife du siège romain ne pourra s&#8217;emparer des biens desdits serviteurs de Dieu, ni en soustraire une partie, ni les diminuer, ni les échanger, ni les donner en bénéfice&#8221; </em></p></blockquote>
<a href="http://www.mutinerie.org/wp-content/uploads/2013/02/texte-guillaume-dAquitaine.jpg" rel="lightbox[25741]" title="texte guillaume d'Aquitaine"><img class="aligncenter size-full wp-image-26728" title="texte guillaume d'Aquitaine" alt="texte guillaume d'Aquitaine" src="http://www.mutinerie.org/wp-content/uploads/2013/02/texte-guillaume-dAquitaine.jpg" width="591" height="509" /></a>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Ce passage du texte de la fondation de l&#8217;abbaye de Cluny est un chef d&#8217;oeuvre d&#8217;intelligence politique et révèle déjà plusieurs aspects qui firent l&#8217;originalité et le succès de l&#8217;ordre clunisien, son indépendance, son intégrité et sa compréhension du monde. Le succès de Cluny fut immédiat et l&#8217;ordre a très vite su faire des petits. Les monastères environnants se rattachèrent rapidement à Cluny, les dons affluèrent et furent très intelligemment investis. L&#8217;autorité morale des moines de Cluny et leur fécondité intellectuelle trouvèrent une audience large parmi les populations fatiguées de la corruption du message de l&#8217;église.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Les successeurs de Bernon sont choisis pour leur compétence, leur mérite et leur valeur, non pas sur leurs quartiers de noblesse ou leur appétit de pouvoir. Ils se sont avérés excellents et complémentaires. Bons gestionnaires, fins diplomates, hommes d&#8217;arts et de lettres, ils contribuent à l&#8217;essor moral et matériel de leurs communautés. </span><a style="line-height: 1.6em;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Odon_de_Cluny" target="_blank">Odon</a><span style="line-height: 1.6em;"> succède à Bernon en 927, c&#8217;</span><span style="line-height: 1.6em;">est un musicien talentueux qui améliore la beauté des chants et des liturgies. Avec &#8220;<a href="http://www.encyclopedie-universelle.com/saint%20g%E9raud%20d'Aurillac%20-%20vie%20par%20Odon2.html" target="_blank">la Vie de saint Géraud d&#8217;Aurillac</a>&#8220;, il propose le premier modèle du chevalier chrétien, celui d&#8217;un puissant seigneur qui met sa force et ses richesses au service de la justice et de la paix. Il veille à pourvoir l’abbaye d’une bonne bibliothèque, d&#8217;une école et obtient le droit de battre monnaie. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayeul_de_Cluny" target="_blank">Mayeul</a> intervient jusque dans des querelles privées de la famille impériale, ce qui lui valut de se voir proposer le siège pontifical après la mort de Benoît VI ou Benoît VII, siège qu&#8217;il refusa, se jugeant plus utile au milieu de ses moines. <a href="http://www.questionsenpartage.com/cluny-phare-de-la-r%C3%A9forme-monastique" target="_blank">La liste est longue</a> et passionante&#8230;</span></p>
<h2>L&#8217;esprit de la Réforme</h2>
<p><span style="line-height: 1.6em;"><strong>Indépendance :</strong></span></p>
<p>Le coup de génie de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Ier_d'Aquitaine" target="_blank">Guillaume Ier</a> qui signe la naissance de Cluny place l&#8217;abbaye sous la protection du pape mais non sous sa dépendance. <span style="line-height: 1.6em;">Cluny dispose d&#8217;une marge de manoeuvre totalement inédite pour l&#8217;époque et l&#8217;ordre saura en profiter joyeusement (prenant même de plus en plus de liberté au fil du temps, jusqu&#8217;à battre leur propre monnaie!). Bermon réhabilite la </span><a style="line-height: 1.6em;" href="http://abbaye.valognes.pagesperso-orange.fr/benoit/regle/regle01.pdf" target="_blank">règle de Saint Benoit</a><span style="line-height: 1.6em;">, qui précise que les monastères doivent pouvoir être autonomes financièrement et doivent pouvoir s&#8217;autogérer.</span><em style="line-height: 1.6em;"> &#8220;Le monastère doit, autant que possible, être disposé de telle sorte que l&#8217;on y trouve tout le nécessaire : de l&#8217;eau, un moulin, un jardin et des ateliers pour qu&#8217;on puisse pratiquer les divers métiers à l&#8217;intérieur de la clôture.&#8221;</em></p>
<p>Le travail des moines est la première condition de l&#8217;indépendance du monastère et est considéré par Saint Benoit comme indissociable de l&#8217;épanouissement des âmes :</p>
<p><em>&#8220;L&#8217;oisiveté est ennemie de l&#8217;âme. Les frères doivent donc consacrer certaines heures au travail des mains et d&#8217;autres à la lecture des choses divines. Ils sont vraiment moines lorsqu&#8217;ils vivent du travail de leurs mains comme nos pères et les apôtres. &#8220;</em></p>
<p>L&#8217;indépendance de Cluny existe donc sur tous les plans; politique, grâce au statut exceptionnel que l&#8217;ordre a su s&#8217;aménager. Economique grâce au travail des moines, et aux moyens importants dont ils disposent. Spirituelle grâce à leur autorité morale et leur ouverture d&#8217;esprit. <span style="line-height: 1.6em;">A bien des égards, Cluny ouvre une brèche majeure dans le système féodal de l&#8217;époque reposant sur un enchevêtrement d&#8217;allégeances et d&#8217;intérêts croisés.</span></p>
<p><span style="line-height: 1.6em;"><strong>Intégrité</strong></span></p>
<p>La mission que se donnent les moines de Cluny est l&#8217;élévation des âmes à travers la recherche de Dieu. Et ils s&#8217;y attachèrent avec une ardeur et une constance réelle sous la conduite d&#8217;abbés s&#8217;appliquant à être exemplaires dans leur tâche.</p>
<p>Qu&#8217;elle nous paraisse un brin archaïque aujourd&#8217;hui, la règle bénédictine fut parfaitement remise en honneur. L&#8217;observance des anciens voeux de pauvreté, de chasteté et d&#8217;obéissance fut rigoureusement exigée des moines dont la vie était réglée selon un horaire quotidien. <span style="line-height: 1.6em;">Pour autant, les moines Clunisiens n&#8217;érigent pas un mur entre le monde spirituel et le monde matériel. Ils ne vivent pas un ascétisme dur et intransigeant. La musique, la poesie, l&#8217;architecture, le travail de la terre comme la prière sont autant de moyens d&#8217;accéder à Dieu. </span></p>
<p><span style="line-height: 1.6em;"><strong>Ouverture</strong></span></p>
<blockquote><p>La spiritualité de Cluny ne s&#8217;inscrit pas dans une opposition entre l&#8217;esprit et la matière, entre Dieu et le monde mais considère le monde comme un terrain de recherche pour l&#8217;esprit.</p></blockquote>
<p><span style="line-height: 1.6em;">La musique, l&#8217;art, l&#8217;architecture, le travail, la charité, la politique sont autant de moyens possibles et complémentaires d&#8217;élever son âme et d&#8217;approcher Dieu pourvu qu&#8217;ils ne détournent pas les moines de leur recherche spirituelle. C&#8217;est pourquoi l</span><span style="line-height: 1.6em;">es abbayes clunisiennes sont des lieux ouverts et en interaction permanente avec la société; les paysans et artisans qui travaillent avec l&#8217;abbaye, les moines venus de toute l&#8217;Europe, les seigneurs qui demandent conseil ou audience, les nécessiteux à qui l&#8217;ordre distribue nourriture, vêtements et chaussures etc&#8230; Elles sont également des lieux ouverts à des influences exterieures, musicales, architecturales et même aux influences d&#8217;autres religions. </span><span style="line-height: 1.6em;">Pierre le Vénérable, qui fut père Abbé à Cluny fait traduire le Coran et invite ses moines à le lire&#8230;</span></p>
<blockquote><p>Le cocktail d&#8217;indépendance réelle, d&#8217;intégrité et d&#8217;ouverture est généralement très gagnant, et d&#8217;une grande fécondité; l&#8217;indépendance donne les moyens d&#8217;agir, l&#8217;intégrité indique le cap à tenir et l&#8217;ouverture permet d&#8217;ajuster les voiles selon les possibilités&#8230;</p></blockquote>
<a href="http://www.mutinerie.org/wp-content/uploads/2013/02/cluny.png" rel="lightbox[25741]" title="abbaye de cluny"><img class="aligncenter size-full wp-image-26730" title="abbaye de cluny" alt="abbaye de cluny" src="http://www.mutinerie.org/wp-content/uploads/2013/02/cluny.png" width="600" height="420" /></a>
<h2>Héritage</h2>
<p>À la fin du XIe siècle, Cluny exerce son autorité sur 1450 maisons, dont 815 en France, 109 en Allemagne, 23 en Espagne, 52 en Italie, 43 en Grande-Bretagne. Difficile de raisonner en PIB à cette époque mais il est évident que l&#8217;ordre de Cluny pesait très lourd dans l&#8217;économie européenne médiévale&#8230; Sans compter les savoirs-faire uniques et les technologies qu&#8217;ont apporté les moines au fil du temps ni l&#8217;activité d&#8217;archivage, de conservation et de diffusions de textes antiques par les moines dont l&#8217;appropriation par les humanistes quelques siècles plus tard a permis à l&#8217;Europe de s&#8217;extraire de l&#8217;époque féodale.</p>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Parmi les héritages culturels majeurs de Cluny, on peut citer leur apport à l&#8217;embellissement des messes et des liturgies par des chants plus riches et des cérémonies plus soignées, une contribution importante à l&#8217;architecture par un travail colossal de construction et de rénovation.</span></p>
<p>Cluny invente également la pensée chevaleresque et mène un vrai travail visant à &#8220;dégrossir&#8221; une aristocratie aux moeurs guerriers et paillards. Elle donne ainsi aux autorités féodales un sentiment de devoir envers le reste de la société.</p>
<p>Autre apport intéressant dont Cluny n&#8217;est pas l&#8217;inventeur mais incontestablement un promoteur est une nouvelle conception du travail hérité de Saint Benoit. Jusqu&#8217;alors, le travail est avant tout considéré comme une activité avilissante, indigne des penseurs, des religieux ou des dirigeants (c&#8217;est l&#8217;héritage de la conception antique du travail). Mais Cluny, en mettant en avant la pensée de Saint Benoit, parvient à modifier ce paradigme, à faire du travail manuel une activité indispensable pour &#8220;nourrir&#8221; son esprit. C&#8217;est le fameux &#8220;Ora et Labora&#8221; bénédictin.</p>
<p>Ironiquement, le modèle Clunisien finira par s&#8217;effriter sous ses propres pesanteurs. Devenu tellement énorme et tellement intégré dans le monde, il suscitera de nouvelles réformes (la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_cistercien">réforme Cistercienne</a> principalement) et finira par se fondre dans les idées de son temps.<span style="line-height: 1.6em;"> Il meurt donc de sa belle mort étant parvenu à généraliser ses idées en suscitant de nouveaux élans spirituels.</span></p>
<h2>Et le coworking dans tout ça ?</h2>
<p>Pourquoi prendre autant de temps à discuter d&#8217;une réforme monastique datant de plus d&#8217;un millénaire ? Tout simplement parque j<span style="line-height: 1.6em;">&#8216;y vois plusieurs enseignements majeurs pour les acteurs du coworking :</span></p>
<ul>
<li><span style="line-height: 1.6em;">D&#8217;abord, il est amusant de souligner le parallèle entre les conditions de naissance de Cluny et celle du coworking. Les parallèles historiques sont toujours un peu casse-gueule mais, que l&#8217;on observe le fonctionnement du clergé en l&#8217;an 900 ou celui des grandes entreprises actuelles, on voit dans les deux cas un modèle essoufflé, manquant de marge de manoeuvre, de lucidité et d&#8217;adéquation avec les aspirations de son époque. </span></li>
<li><span style="line-height: 1.6em;">Cluny ou le coworking sont proches dans leur méthodes et dans les moyens employés pour créer une alternative; ne pas chercher l&#8217;effet de &#8220;masse critique&#8221;, ou les alliances prématurée avec des institutions trop importantes. Ne pas non plus s&#8217;opposer brutalement au modèle dominant mais simplement suivre sa propre voie sereinement avec ardeur et intégrité. Ne pas vouloir vendre un modèle avant de l&#8217;avoir testé et éprouvé mais être capable de démontrer par l&#8217;exemple le succès de ce que l&#8217;on a créé et de communiquer l&#8217;envie de changer de modèle.</span></li>
<li><span style="line-height: 1.6em;">Cluny montre que le combo Indépendance, Intégrité, Ouverture est un trio fécond, capable de faire bouger les lignes. C&#8217;est aussi je pense, une ligne que nous devons tenir en temps que mouvement émergent. Cluny montre que ça vaut le coup de travailler dur pour se garantir une indépendance financière, politique et intellectuelle. De rester droit dans ses valeurs sans ceder aux compromissions et de rester ouverts et d&#8217;échanger en permanence avec tous les acteurs de la société sans être ni doctrinaire, ni moralisateur.</span></li>
<li><span style="line-height: 1.6em;">Enfin, j&#8217;y vois un vrai encouragement pour le mouvement du coworking, car Cluny montre qu&#8217;en commençant petit, mais dans de bonnes conditions, on peut rapidement parvenir à diffuser largement dans la société et transmettre le meilleur de ce que l&#8217;on a à transmettre. </span></li>
</ul>
<p><em><span style="line-height: 1.6em;">On se retrouve au prochain épisode pour continuer à explorer d&#8217;autres types d&#8217;espaces de travail ayant changé l&#8217;histoire &#8230;</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/les-lieux-de-travail-qui-ont-change-lhistoire-1le-monastere/">Les lieux de travail qui ont changé l&#8217;histoire. 1/Le Monastère</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>“J&#8217;appelle un ami”  La mobilisation du réseau chez les entrepreneurs</title>
		<link>http://www.mutinerie.org/jappelle-un-ami-la-mobilisation-du-reseau-chez-les-entrepreneurs/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=jappelle-un-ami-la-mobilisation-du-reseau-chez-les-entrepreneurs</link>
		<comments>http://www.mutinerie.org/jappelle-un-ami-la-mobilisation-du-reseau-chez-les-entrepreneurs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 07:56:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[BLOG]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[intermédiaires]]></category>
		<category><![CDATA[réseau]]></category>
		<category><![CDATA[ressources]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.mutinerie.org/?p=23768</guid>
		<description><![CDATA[<p>Mobiliser son réseau ou faire appel à des intermédiaires ? question récurente chez les entrepreneurs. Mutinerie se livre à une petite étude sociologique, chiffres à l'appui ...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/jappelle-un-ami-la-mobilisation-du-reseau-chez-les-entrepreneurs/">“J&#8217;appelle un ami”  La mobilisation du réseau chez les entrepreneurs</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour cet article, nous inaugurons un projet que nous avions en tête depuis longtemps; faire participer des coworkers à la rédaction et à la publication d&#8217;articles de notre blog. Merci à Thérèse de s&#8217;être prêtée la première à cet exercice. Thérèse est arrivée début 2013 à Mutinerie, elle est diplômée en conseil et gestion du changement. Son parcours d&#8217;étudiante est </em><em>tourné vers la sociologie et la science politique, connaissances sur lesquelles elle s&#8217;appuie pour écrire ses articles et nous apporter des clés de compréhension du monde des startups et de l&#8217;entrepreneuriat. Monde qu&#8217;elle pratique elle-même puisqu&#8217;elle travaille actuellement pour <a href="http://jogabo.com" target="_blank">Jogabo</a>, plateforme de mise en relations et d&#8217;organisation de matchs de football amateurs; une start-up rencontrée il y&#8217;a plus d&#8217;un an et demi, alors que Mutinerie occupait <a href="http://www.mutinerie.org/mutinerie-en-pleine-tempete/" target="_blank">précairement</a> ses premiers locaux rue Oberkampf&#8230;</em></p>
<p dir="ltr"> Chaque personne nouvellement lancée dans cette aventure qu’est l’entrepreneuriat sait que tout est à construire. Comme l’évoquait un <a href="http://www.mutinerie.org/de-zero-a-un/" target="_blank">précédent article</a> à propos de la création d’entreprise, «<em> sur une échelle de 1 à 10, la marche la plus difficile est celle qui nous fait passer de 0 à 1</em> ». Partant de ce constat, il s’agit de comprendre comment les entrepreneurs parviennent à franchir cette étape décisive : celle des premiers pas.</p>
<p dir="ltr">Ceux pour qui cette étape appartient déjà au passé savent qu’un réseau de relations solide est un élément clé du succès de n’importe quel projet. Aujourd’hui, l’explosion des plateformes de mises en  relation (professionnelles -Linkedin- ou non -Facebook-) a changé la donne pour ce qui est de faire appel à son réseau afin d’obtenir une ressource, et ce quelle que soit sa nature; conseils techniques, juridiques, fonds, locaux&#8230; Ce phénomène a clairement bouleversé les manières d’envisager l&#8217;entrepreneuriat : en plus de faciliter les démarches, il ouvre un champ des possibles infiniment plus large qu’il y a trente ans pour une même action entrepreneuriale. Pourtant, si la mobilisation du réseau a évolué dans sa forme, qu&#8217;en est-il du choix même de la mobilisation du réseau?</p>
<blockquote><p>A quel moment et pourquoi un entrepreneur choisit-il de faire appel à son réseau plutôt qu’à tout autre moyen toujours dans la visée d&#8217;obtenir une ressource qui, dans l’immédiat, lui fait défaut?</p></blockquote>
<p dir="ltr">La sociologie s’intéresse de près à ce phénomène de mobilisation des réseaux et des energies. Comment s’y prennent les entrepreneurs ? Face à quels enjeux décident-ils de faire appel à leur entourage ? Comment accèdent-ils a de nouvelles sources de contact ?</p>
<p dir="ltr">Une <a href="http://www.cairn.info/revue-sociologies-pratiques-2006-2-page-47.htm" target="_blank">étude fort intéressante</a> nous fournit quelques élements de réponse: <strong>La mobilisation des relations sociales dans les processus de créations d’entreprises</strong> (M. Grossettie, JF. Barthe, C. Beslay, in Sociologies pratiques n°13).</p>
<p dir="ltr">Une première réponse nous est fournie dans le tableau ci-dessous:</p>
<div dir="ltr">
<table>
<tbody>
<tr>
<td>
<p dir="ltr"><strong>Types de ressources</strong></p>
</td>
<td>
<p dir="ltr"><strong>Modes d’accès</strong></p>
</td>
<td></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td>
<p dir="ltr"><strong>Par relation</strong></p>
</td>
<td>
<p dir="ltr"><strong>Dispositif de médiation</strong></p>
</td>
<td>
<p dir="ltr"><strong>Quelque soit le mode d’accès</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Information ou idées</td>
<td>
<p dir="ltr">43,8%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">56,3%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">5,2%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Conseil juridique, commercial ou RH</td>
<td>
<p dir="ltr">65,8%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">34,2%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">13,1%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Conseil technique</td>
<td>
<p dir="ltr">66,7%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">33,3%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">1,5%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Travail</td>
<td>
<p dir="ltr">60%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">40%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">4,9%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Financement</td>
<td>
<p dir="ltr">41,6%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">58,4%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">20,4%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Partenariat</td>
<td>
<p dir="ltr">71,4%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">28,6%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">8%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Client</td>
<td>
<p dir="ltr">52%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">48%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">8,2%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Fournisseur</td>
<td>
<p dir="ltr">63,6%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">36,4%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">1,8%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Employés</td>
<td>
<p dir="ltr">65,7%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">34,3%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">28,1%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Locaux</td>
<td>
<p dir="ltr">52,6%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">47,4%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">6,2%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Technologie</td>
<td>
<p dir="ltr">50%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">50%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">1,6%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Instrument</td>
<td>
<p dir="ltr">85,7%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">14,3%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">1,1%</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>Total (609 cas)</td>
<td>
<p dir="ltr">57,8%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">42,2%</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">100%</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p><span style="line-height: 1.6em;">Dans la vie d’une entreprise déjà bien ancrée sur son marché, quelle que soit sa taille, un certain cadre vient régir les relations humaines pour permettre l’accomplissement des tâches nécessaires à la vie de l’entreprise. De fait, pour l’économiste Granovetter, l’entreprise est une réponse à des besoins économiques mais est également « </span><em>construite par des individus dont l’action est à la fois facilitée et limitée par la structure et les ressources disponibles des réseaux sociaux où ils s’inscrivent</em><span style="line-height: 1.6em;"> ». Le cadre social de l&#8217;entreprise facilite l&#8217;accès aux ressources car il réunit un ensemble de connaissances et de compétences complémentaires. Mais il peut s&#8217;avérer limitant si la rigidité des structures et le manque de communication avec l&#8217;exterieur freinent l&#8217;entreprise dans son accès aux ressources manquantes.</span></p>
<p dir="ltr">Mais lorsqu’on se lance dans la création d’entreprise, tout est à construire ou à trouver : on ne dispose pas encore de toutes les ressources nécessaires à la réalisation du projet : informations, idées, salariés, clients, fournisseurs, matériels, locaux, technologies, financements, méthodes de travail et de management.</p>
<blockquote><p>Personne ne possède d&#8217;emblée toutes les compétences et outils nécessaires à la concrétisation de ses idées, il faut donc les chercher ailleurs. C&#8217;est à ce point que l&#8217;on va faire jouer son joker : son réseau et ses amis.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;étude citée ci-dessus cherche ainsi à décortiquer l&#8217;importance de la mobilisation des relations sociales dans le processus de création d’entreprise pour accéder à des ressources par rapport à l’usage d’autres voies d’accès à ces ressources que sont les dispositifs de médiation comme par exemple l&#8217;appel contractuel à un bureau d&#8217;architectes pour le design du lieu de travail.</p>
<h1><span style="line-height: 1.6em;">Réseau social et dispositifs de médiation</span></h1>
<p dir="ltr">Le mode d’accès par les dispositifs de médiation s’oppose à la mobilisation du réseau social dans le sens où il s’agit d’accéder à des ressources sans disposer de relation préalable, professionnelle ou non, avec les personnes qui détiennent ces ressources.</p>
<p dir="ltr">Il est ainsi possible de faire directement appel à un professionnel dont le métier est précisément de jouer les intermédiaires : l’avocat pour le conseil juridique ou le développeur informatique pour un site web en sont les illustrations les plus courantes. Certaines entreprises et organismes professionnels peuvent aussi être utiles, en termes de délivrance d’information : l&#8217;entreprise de veille technologique, par exemple. Il existe également des moyens « matériels » qui permettent aux entrepreneurs d’accéder à un certain nombre de ressources. On pense notamment aux médias (presse, web), utilisés pour le recrutement (53% des recrutements passent par ce canal). D&#8217;autre part, les colloques et autres salons  présentent souvent l’avantage d’être en libre accès (ex : salon de l’auto-entrepreneuriat). Enfin les organismes publics sont aussi sollicités comme dispositif de médiation, majoritairement (66% des cas) lorsqu’il s’agit d’accéder à des ressources financières (ex : fonds publics d’aide au financement de création d’entreprise).</p>
<p dir="ltr">L’étude met en exergue le fait que « <em>au fil du processus de création, les médias et les organismes privés interviennent de plus en plus, alors que la présence des organismes publics et des médiateurs humains diminue avec la période initiale</em> ».</p>
<h1>La mobilisation des relations sociales pour les jeunes entreprises</h1>
<p dir="ltr">Conformément à ce que l’on pouvait attendre, les résultats statistiques font apparaître la place prépondérante des relations sociales pour des entreprises ayant moins de trois ans d’existence: la part de la mobilisation des relations pour accéder à des ressources est de 57% (67% avant le dépôt de statut).</p>
<p dir="ltr">Toutefois, il est bon de définir de manière plus précise comment se décline le « réseau social» auquel fait appel un entrepreneur : ainsi, on remarque que moins que le réseau social privé, c’est le réseau professionnel qui joue à plus de 80%, amis de travail ou  connaissances ponctuelles. Ce réseau professionnel n’est pas uniquement issu du milieu du travail, mais s’est également formé durant les études ou par le jeu de la sociabilité (ex : vos amis vous ont présenté un avocat lors d’un récent dîner).</p>
<div dir="ltr">
<table>
<tbody>
<tr>
<td>
<p dir="ltr"><strong>Type de relation</strong></p>
</td>
<td>
<p dir="ltr"><strong>Effectif statistique</strong></p>
</td>
<td>
<p dir="ltr"><strong>pourcentage</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p dir="ltr">Professionnelle</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">177</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">50,9</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p dir="ltr">Amicalement professionnelle</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">103</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">29,6</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p dir="ltr">Connaissance non professionnelle</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">15</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">4,3</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p dir="ltr">Ami proche non professionnel</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">23</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">6,6</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p dir="ltr">Famille</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">24</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">6,9</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p dir="ltr">Ami (sans précision)</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">6</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">1,7</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p dir="ltr">total</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">346</p>
</td>
<td>
<p dir="ltr">100</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p dir="ltr">Sans entrer dans les détails statistiques, l’étude met également à jour le fait qu’il n’existe pas de corrélation entre l’efficacité et la pérennité du réseau mobilisé : autrement dit, les « liens forts » (amis, anciens collègues) n’apparaissent pas plus efficaces que les « liens faibles » (recommandations).</p>
<h1>Les types de ressources recherchées selon leur mode d’accès</h1>
<p dir="ltr">La suite de l&#8217;étude met en relation les types de ressources et leur accès, qu’il s’agisse de mobiliser le réseau social ou de passer par les dispositifs de médiation. Ceci met en lumière que «si tous les types de ressources sont susceptibles de mettre en jeu des relations sociales, celles-ci sont particulièrement sollicitées pour le montage de partenariats, le recrutement des employés ou le choix des fournisseurs, et relativement peu pour les informations ou idées permettant de monter le projet, et le financement ».</p>
<p dir="ltr">Ainsi, il apparaît que si la mobilisation du réseau social reste prépondérante dans le processus de création d’entreprise, celle-ci est toujours en interaction (que ce soit par complémentarité ou concurrence) avec les autres formes d’accès aux ressources. La question qui se pose pour l’entrepreneur est alors de savoir où placer le curseur; autrement dit quand s’avère-t-il plus sage, ou plus optimal, de faire appel à un dispositif de médiation? C’est généralement la répartition de ressources et la confiance dans les autres acteurs qui dictera sa conduite. Par exemple, en matière de recrutement, la cooptation est pratiquée très largement (même encore aujourd’hui pour des anciennes startups tels Apple, Twitter,..) car elle permet de composer des équipes homogènes et capables de travailler convivialement ensemble.</p>
<p dir="ltr">Toutefois, les chiffres de l’étude statistique ne font pas office de ligne de conduite et sont à relativiser au cas par cas : il s’avère souvent plus judicieux de reporter la première levée de fond en faisant appel à son entourage pour démarrer, afin de conserver toute la mainmise sur le démarrage de l’entreprise sans avoir encore à rendre de compte.</p>
<blockquote><p>De manière un peu caricaturale, on pourrait retenir un code de conduite : si c’est une histoire de qualité : conseils, partenaires, employés, faites confiance à vos amis, si c’est une histoire de quantité (fonds, locaux&#8230;) demandez à ceux qui en ont !</p></blockquote>
<p dir="ltr"><span><span style="line-height: 1.6em;">En guide d’ouverture, on peut se demander quelle place reste-il aux réseaux sociaux générateurs de liens “faibles” , dont l’éloignement peut faire douter de la capacité de mobilisation réelle du réseau. Si les nouveaux moyens de communication permettent de créer des liens faibles avec potentiellement n&#8217;importe quel humain disposant d&#8217;internet, les liens forts sont les seuls à permettre d&#8217;engager concrètement des collaborations et une aide importante nécessitant un niveau de confiance élevé. C&#8217;est là une limite d&#8217;Internet, les liens faibles qu&#8217;il génère favorisent l&#8217;accès à l&#8217;information mais la collaboration réelle </span>nécessite<span style="line-height: 1.6em;"> toujours une confiance et un sentiment d&#8217;engagement mutuel qui, jusqu&#8217;à nouvel ordre, ne peut venir que de la rencontre physique entre deux personnes&#8230;</span></span></p>
<p dir="ltr"><span style="line-height: 1.6em;">Enfin, il faut bien garder en tête qu&#8217;il y a les connaissances qu&#8217;on a conscience d&#8217;ignorer et il y&#8217;a celles, plus nombreuses, qui échappent totalement à notre champ de vision. Ainsi, l&#8217;accès aux connaissances et aux compétences utiles, ce n&#8217;est pas seulement savoir à qui s&#8217;adresser, c&#8217;est c&#8217;est aussi savoir s&#8217;insérer</span><span style="line-height: 1.6em;"> dans un environnement</span><span style="line-height: 1.6em;"> riche en </span><a href="http://www.mutinerie.org/serendipite-tout-est-hasard-ou-rien/" target="_blank">sérendipité</a><span style="line-height: 1.6em;"> &#8230;</span><span style="line-height: 1.6em;"> </span></p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/jappelle-un-ami-la-mobilisation-du-reseau-chez-les-entrepreneurs/">“J&#8217;appelle un ami”  La mobilisation du réseau chez les entrepreneurs</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Passages from a space in time</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 08:23:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[BLOG]]></category>
		<category><![CDATA[Coworking à Paris]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pendant 6 mois, Laura Moeller Henriksen, étudiante danoise s'est embarquée à bord de Mutinerie. Ce film raconte sa perception de Mutinerie, et plus largement des changements à l'oeuvre derrière le mouvement du coworking.</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/passages-from-a-space-in-time/">Passages from a space in time</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/51160704" height="337" width="600" frameborder="0"></iframe></p>
<p><a href="http://vimeo.com/51160704">PASSAGES FROM A SPACE IN TIME</a> par <a href="http://vimeo.com/user7578570">Laura Moeller Henriksen</a></p>
<p>Pendant 6 mois, Laura Moeller Henriksen, étudiante danoise s&#8217;est embarquée à bord du vaisseau mutin au 29 rue de meaux. Ce film raconte sa perception de Mutinerie, et plus largement des changements à l&#8217;oeuvre derrière le mouvement du coworking.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/passages-from-a-space-in-time/">Passages from a space in time</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Start-up Weekend à Mutinerie</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jan 2013 17:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Start-up Weekend à Mutinerie No Talk, all Action ! Tel est la devise. « 54 heures pour créer une entreprise » : c’est en quelques mots le principe des Startup Weekend. Les entrepreneurs, développeurs, graphistes se retrouvent le temps d’un week end dans un même lieu et partent à partir d’une idée, pour la transformer en projet de société....</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/start-up-weekend-a-mutinerie/">Start-up Weekend à Mutinerie</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1>Start-up Weekend à Mutinerie</h1>
<p>No Talk, all Action ! Tel est la devise.</p>
<p>« 54 heures pour créer une entreprise » : c’est en quelques mots le principe des Startup Weekend. Les entrepreneurs, développeurs, graphistes se retrouvent le temps d’un week end dans un même lieu et partent à partir d’une idée, pour la transformer en projet de société. Les participants ne se connaissent pas. Ils doivent construire une équipe complète pour ensuite le dernier jour, présenter à un jury professionnel un projet aboutit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/start-up-weekend-a-mutinerie/">Start-up Weekend à Mutinerie</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Mutinerie fait le point. à la ligne_</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jan 2013 13:13:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Mutinerie fait le point. à la ligne_ 2012 dans notre sillage, nous voilà sur les eaux nouvelles de 2013. Mais où va Mutinerie ? Quelqu&#8217;un est-il seulement au courant ? Pour en savoir plus, nous vous convions dimanche 20 janvier à 16h au bien nommé Baroc&#8217; pour un goûter glissant.L&#8217;occasion de faire un bilan de...</p><p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/mutinerie-fait-le-point-a-la-ligne_/">Mutinerie fait le point. à la ligne_</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: center;">Mutinerie fait le point. à la ligne_</h1>
<p style="text-align: center;">2012 dans notre sillage, nous voilà sur les eaux nouvelles de 2013. Mais où va Mutinerie ? Quelqu&#8217;un est-il seulement au courant ? Pour en savoir plus, nous vous convions dimanche 20 janvier à 16h au bien nommé Baroc&#8217; pour un goûter glissant.L&#8217;occasion de faire un bilan de l&#8217;année écoulée et de vous présenter les nouveaux projets de Mutinerie.</p>
<p>Cet article <a href="http://www.mutinerie.org/mutinerie-fait-le-point-a-la-ligne_/">Mutinerie fait le point. à la ligne_</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.mutinerie.org">Mutinerie, libres ensemble - espace de coworking à Paris</a>.</p>]]></content:encoded>
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